19 mar 2008

Premier aperçu : L’évolution de Spore

Article de Mac|Life traduit par bastien et Dr Dreck pour Sporemania.

Spore commence sur une petite échelle. Une simple forme vivante (que vous contrôlez) nage joyeusement dans la soupe primordiale, absorbant des nutriments. Rien ne vous importe au-delà de cette soupe : le bassin rocheux qui la porte, le continent qui berce le bassin, la planète qui porte le continent, le système solaire qui contient la planète ou la galaxie qui l’entoure.

Rien de tout cela ne compte… pour l’instant. Spore conserve son attention sur l’objectif immédiat : une espèce qui doit survivre et grandir. Exactement comme dans la chaîne alimentaire : il y a toujours une créature affamée plus grande que vous.

Spore finit sur une grande échelle. Votre espèce complètement évoluée étend sa portée au-delà de sa propre planète, explorant et colonisant des mondes à travers la galaxie. Littéralement, un million d’étoiles (avec environ quatre planètes autour de chacune d’elles) portent d’autres créatures et civilisations… ou peuvent être désertiques et prêtes pour le développement. Elles sont toutes uniques et peuvent toutes être explorées.

Spore est un jeu sur l’évolution de votre organisme : la transition de la terre depuis la mer, le développement d’appendices et de dents, l’invention d’outils et de tribus, ainsi que la création de sociétés mondiales. Le jeu simule la vie évoluant sur des milliards d’années tout en augmentant d’échelle à la manière du court métrage de Charles Eames ” Powers of Ten “. Le résultat est à la fois gai, expérimental et exploratoire.

Les germes de Spore. EA a annoncé que la sortie de Spore sur Mac aura lieu le même jour que la version PC, le 4 septembre. Spore utilisera la technologie ” Cider ” de la compagnie TransGaming, il vous faudra donc un Mac Intel pour le faire tourner.

Le chef designer de Spore, Will Wright, a posé les bases des jeux de simulation avec SimCity qui met l’accent sur la créativité et le jeu contre de stricts objectifs. Plus tard, Les Sims ont porté la simulation au niveau relationnel en expérimentant les relations dans une famille comme si vous jouiez avec une maison de poupées. Avec l’aide d’une importante équipe de développeurs, Spore se construit sur ces thèmes : laisser les joueurs interagir avec le jeu comme ils le désirent.

Ils peuvent commencer le jeu à n’importe laquelle des cinq phases de l’évolution (cellule, créature, tribu, civilisation et espace) ou progresser à travers chacune d’entre elles en suivant un schéma linéaire. Il leur est également possible de rester simplement absorbé dans les nombreux éditeurs, créant sans fin de fantaisistes formes de vies, des bâtiments ou des véhicules. Il n’y a pas de bonne façon de jouer à Spore, bien qu’il y ait assez d’objectifs pour satisfaire ceux d’entre nous qui veulent être davantage dirigés.

À propos de l’exploration spatiale de Spore, Wright a déclaré : ” Des joueurs différents vont y parvenir avec des styles complètement différents. Vous pouvez jouer de manière totalement agressive et conquérir tous vos voisins, ou vouloir en faire des alliés… Nous voulons vraiment que Spore convienne à tous ces styles de jeu. Personnellement, je veux juste être créatif et [me balader] à la recherche de planètes sympas, mais le jeu conviendra aussi aux joueurs qui recherchent un vrai défi “.

Confort matériel. Les éditeurs de créatures sont le fondement de la créativité de Spore, un croisement entre M. Patate et Maya. Après avoir gagné suffisamment de points et de choix d’amélioration (le plus souvent en dévorant vos ennemis), vous pourrez faire votre marché parmi un assortiment de douzaines d’éléments. Chaque trait ayant un impact direct sur les performances de la créature dans le monde. Des bras plus gros gonflent la force, des jambes supplémentaires boostent les mouvements et une queue parsemée de piquants ajoute une arme toujours prête. Mais la liste des possibilités inclus aussi des cornes, des ramures, des museaux et pratiquement toutes les autres parties du corps.

Ces éléments peuvent se placer quasiment n’importe où puisqu’à la place d’une animation pré-établie, un moteur graphique procédural comprend comment vos choix affectent votre créature. Plantez des jambes râblées et le jeu fait boiter la créature, ajoutez une troisième jambe pour obtenir une démarche maladroite. Contrôlez la longueur du cou, la silhouette et presque tout le reste, et le jeu rend automatiquement votre créature vivante.

EA pense que certains joueurs n’achèteront Spore que pour utiliser l’éditeur de créatures. Ainsi, quelques temps avant le lancement du jeu, EA prévoit de sortir une version du titre comprenant seulement l’éditeur de créatures, laissant les joueurs modeler et jouer avec de nouvelles espèces (la compagnie n’a pas encore donné de date plus précise quant à la sortie de cette version).

Un seul joueur et une immense communauté. Au fond, Spore est un jeu nombriliste. C’est votre univers personnel que vous bâtissez et modifiez comme vous le souhaitez. A n’importe quel moment vous êtes le seul à jouer, toutes les autres créatures du jeu sont contrôlées par votre ordinateur.

Mais cela ne signifie pas qu’il s’agit d’un jeu simple joueur. Des caractéristiques en ligne récupèrent le contenu provenant de l’univers d’autres joueurs qui est transporté par internet jusqu’à vous. Par défaut, presque tout le contenu que vous ne créerez pas viendra de celui d’autres joueurs (que vous les connaissiez ou non). Espèces ambiantes ou extra-terrestres, bâtiments, véhicules et même planètes entières seront disponibles dans votre univers. Vous pourrez placer vos amis dans une liste de favoris et ainsi souscrire à tous leur contenu nouvellement créé… ou bloquer entièrement cette fonction si vous vous sentez submergé.

Wright a déjà exhibé un vaisseau spatial créé par un joueur. Se moquant de son design particulier, il avait dit : ” Voilà ce qui semble être un lit à baldaquin. Vous obtenez quelques éléments assez bizarres dans ce jeu. Parfois [le vaisseau spatial] c’est le père Noël. Si je désigne ce vaisseau particulier comme étant mon préféré … alors il est probable que je le retrouve dans le jeu “.

Vos actions pour faire sauter une planète créée par un ami ou pour annihiler sa civilisation n’affecteront que votre univers (et éventuellement votre amitié). Des outils d’enregistrement inclus dans le jeu permettent de filmer ces actes de sympathie et même d’héberger directement vos vidéos sur YouTube depuis le jeu.

Même si Spore n’est pas multi-joueurs, vous ne risquez de vous sentir seul au monde. La simulation est si complète que le jeu continue de nous époustoufler. Mais il pourrait inaugurer plus qu’une évolution dans notre façon d’imaginer les jeux : nous ne regarderons plus jamais une colonie de moisissures [et je traduis littéralement Ndt] ou une étoile de la même façon.

Spore est gigantesque. C’est comme 5 jeux différents qui sont reliés entre eux. Bien que l’on puisse commencer Spore n’importe où (et nous ne plaisantons qu’à moitié car on peut imaginer une extension qui nous amène le Big Bang) le jeu commence avec le début de la vie sur votre planète. Ces cinq phases aboutissent par la suite à la colonisation de l’univers.

Phase cellulaire

But : Manger et évoluer
Ressemble à : Un jeu d’arcade classique
Se joue comme : Pac-Man sans le labyrinthe
Temps total joué avant de se lasser : 1 heure
Votre organisme apparait et vous nagez dans une vue 2D, absorbant des protéines pour grandir. Les perspectives sont simples à cette taille. Dérivant dans un bain primordial, votre travail consiste à manger ou éviter. Mangez suffisamment et découvrez de nouvelles parties pour évoluer dans l’éditeur de créature. Vous pourrez y positionner des tentacules, yeux, et autres mises à jour primitives. Lorsque votre organisme grandit, la caméra part en arrière pour vous montrer plus de choses. Ainsi, cette tache floue et lointaine de couleurs semble bénigne. Zoomée en arrière, il semble que ce sont les yeux affamés de créatures géantes.

Phase créature

But : Évoluer en la forme de vie dominante de la planète
Ressemble à : Un jeu de simulation
Se joue comme : Les Sims avec des queues en plus
Temps total joué avant de se lasser : 15 heures
Par la suite, votre organisme échoue sur la terre ferme, où vous suivrez un mécanisme d’évolution similaire. Cette fois ci, le jeu est en 3D, vous pouvez courir sautez ou galopez dans n’importe quelle direction. Évitez les ennemis qui sont plus grands que vous, continuez de manger, trouvez de nouvelles parties et évoluez. Cet éditeur de créature pourra cette fois créer pratiquement tout ce que vous pourrez imaginer, incluant des couleurs customisées ainsi que des attributs Seuss-ian et Kafka-esque [Ndt : ?]. Traitez en ami les créatures ambiantes pour agrandir vos troupes alliées.

Phase tribale

But : Unir ou combattre les tribus opposées de la même espèce
Ressemble à : De la stratégie en temps réel et de la simulation
Se joue comme : Une version simplifiée de “Age of Empires”
Temps total joué avant de se lasser : 10 heures
Une fois que votre créature émerge comme forme de vie dominante de la planète, vous commandez un groupe pour la première fois. La nourriture agit en tant que ressource principale, elle permet de maintenir la tribu en vie et permet aussi de faire des mises à niveau. Avec assez de nourriture, vous pouvez développer des outils, comme des lances pour attraper plus de poissons ou des armures pour vous défendre contre d’autres tribus. Ou vous pouvez acquérir les tribus opposées en leur offrant des cadeaux et des divertissements. Dansez ou détruisez : à vous de choisir.

Phase civilisation

But : Étendre votre territoire pour contrôler des cités
Ressemble à : De la stratégie en temps réel
Se joue comme : Une version simplifiée de “Command & Conquer”
Temps total joué avant de se lasser : 15 heures
Le jeu augmente sa portée pour montrer des civilisations en compétition. Si vous jouez les phases dans une progression linéaire, vos actions précédentes détermineront si vous commanderez, au début de cette phase, une société militaire, religieuse, ou économique. Les militaires utilisent la manière forte, les religieux convertissent les autres avec de la musique et des propagandes. C’est maintenant une course aux épices, qui permettent de doper votre économie et de vous étendre. Les bâtiments des cités ajoutent des attributs à votre ville. Déployez vos propres véhicules terrestres, marins, aériens, et partez conquérir d’autres cités [Ndt : chouette, des éditeurs !].

Phase spatiale

But : Explorer et étendre son territoire dans l’espace
Ressemble à : De la stratégie en temps réel avec un petit peu d’aventure et du jeu de rôle
Se joue comme : “Master of Orion” avec peu de contrôle mais des millions de planètes
Temps total joué avant de se lasser : 30 heures
Une fois que votre civilisation domine la planète entière, vous pouvez basculer dans l’espace. A nouveau, vous pouvez choisir entre des engins spatiaux prédéfinis ou les construire vous même. Cette section finale du jeu est un immense bac à sable mais vous permet aussi de suivre une histoire. Vous avez la possibilité de visiter les planètes primitives de la galaxie ainsi que de construire des postes pour récolter encore plus d’épices. Vous pouvez vous faire des amis ou des ennemies avec les autres cultures de l’espace. Par la suite, vous démêlerez le voyage narratif du jeu pour aller plus loin et découvrir les mystères du centre de la galaxie.

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